le col du Planet …

… depuis Saint-Thibaud-de-Couz (73)

Quand tu franchis la vallée de Couz en direction du col, pour passer dans la vallée des Entremonts il existe deux voies. La plus connue est celle qui emprunte le col des Egaux depuis St-Jean-de-Couz. La deuxième est réservée aux randonneurs pédestres confirmés et c’est celle qui monte au col du Planet en partant de St-Thibaud-de-Couz. Nous l’avions empruntée pour la première fois en 2005. Nous sommes remontés là-haut hier matin. Ce n’est toujours pas de la tarte ! L’ascension fait 2,5km pour passer de 500m d’altitude à 1185m. Le sentier tire tout droit dans la falaise pour trouver enfin un passage. Pas un brin de replat pour te refaire la cerise ! Par contre encore beaucoup de muguet en Chartreuse à cette époque. L’arrivée aux granges du Planet sous le Mont Outhéran est toujours aussi “magique” dans les grands sapins. Un décor planté dans une petite prairie où tu te dis que le minuscule rejoint le grandiose. La seule ombre au tableau c’est le 4×4 du proprio du chalet, garé au bout du chemin forestier.  Ah ils sont tous forts, le cul dans leur pick-up !

Pour rentrer sur Chambéry nous sommes passés par la forêt domaniale de la Gorgeat côté Couz. Nous avons effectué une reconnaissance de la Dent du Corbeley (alt. 1419m). L’ascension jusqu’au pied est sèche donc ardue. La sente  slalome au milieu des racines de résineux. Une fois là-haut nous sommes tombés sur un câble soit disant utilisable pour franchir une barrière rocheuse de trois mètres. Nous reviendrons lorsqu’ils auront installé une échelle. Du coup dans notre palmarès je me contenterai d’écrire que nous avons fait la “gencive” du Corbeley.

Le bus Transisère nous avait déposés à 7h48 sous l’église de St-Thibaud. Le bus de la Stac nous a recueillis à Cognin. Il était 16h00 pile. La plaisanterie a quand même duré 8 heures…

Bravo la Foisette qui s’est montrée encore une fois à son avantage, telle une Chartrousette de choix …

Nous avons refait le Planet !

Lorsque vous passez à St-Thibaud-de-Couz, tournez la tête en direction du clocher de l’église. Juste au-dessus on peut voir le torrent  de la Gorgeat qui déboule en cascade. Notre sentier passe tout près. La nature est là, de partout, il suffit de lui tendre les bras, pour peu que vous ne soyez pas trop agrippés à vos bâtons de marche… 

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rencontre sympa ….

En 2016, Rémy Rochas  avait remporté une étape de la Ronde de l’Isard, deux ans après son succès dans la Classique des Alpes juniors devant David Gaudu, excusez du peu ….  Les spécialistes apprécieront le niveau et la classe de ce jeune qui est resté le même que lorsqu’il roulait dans le groupe de mon ami René Charvin. Je les ai accompagnés quelquefois lorsque je portais les couleurs de la Motte-Servolex. Pierre, le père de Rémy, entraîne toujours les jeunes avec René. Ce sont d’ailleurs également deux “privilégiés” des régimes spéciaux. Comme quoi on peut être privilégié et dévoué….

Rémy aurait dû être professionnel au 1er janvier. Malgré une saison 2017 compliquée, il avait séduit l’Equipe Cycliste de l’Armée de Terre. Mais le grimpeur savoyard a dû se résoudre à repartir chez les amateurs avec l’arrêt de la structure Continental. Il m’a dit que du coup il était à Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme une équipe de DN1. Il se sent bien en ce moment et il vise quelques belles courses qui arrivent au calendrier. Ce jeune coureur talentueux de 22 ans ne demande qu’à confirmer. On ne compte plus ses sélections en équipe de France.

A noter quand même que Rémy ancien pensionnaire de Chambéry Formation et qui avait été stagiaire  chez Ag2r n’avait pas été conservé dans l’effectif.  Etonnant non ! Surtout quand on voit la “tartine” de résultats qui figure dans Wikipédia quand on tape “Rémy Rochas”.

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Ce matin du côté de Saint-Innocent j’ai aperçu au loin un groupe d’avions de chasse qui venait à ma rencontre. J’ai reconnu mon pote René Charvin, lui aussi. J’ai fait demi-tour et il m’a ramené au contact des trois jeunes qui l’accompagnaient : Christelle sa fille, un triathlète et Rémy qui faisaient une sortie de décontraction. J’ai été content de pouvoir rouler avec eux et de venir à un moment discuter avec le “petit” Rochas. Il n’a pas changé et sa gentillesse héréditaire se lit toujours sur son visage et dans ses propos. Je lui ai dit qu’il faisait partie des rares jeunes qui disent encore bonjour. L’éducation, ça ne s’invente pas ! Par contre elle est en voie de disparition…

Merci encore René d’avoir pu rouler avec vous. Et bravo pour ton podium aux 24h de l’Insa en compagnie de ton fils Maxime et d’un autre jeune. Tu portes allègrement tes 60 printemps !

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l’ancolie des Alpes

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J’ai ramassé ce bouquet entre le col de Couz et le tunnel des Echelles. L’ancolie est une fleur rare, tout du moins on n’en trouve pas de partout.

En allant aux champignons, j’ai cueilli un bouquet de fleurs des champs. En ce moment les marguerites tiennent le haut du pré.

Quand tu ne peux plus ramener le bouquet de la victoire, tu te débrouilles autrement…

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Ramener sa fraise …

J’en suis fort aise.

J’ai ramassé la première.

C’était juste hier…

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Django Reinhardt …

Par quel « cheminement » suis-je arrivé jusqu’à Django Reinhardt ? Hier c’était le 16 mai. Je n’avais pas grand chose à raconter ou à montrer. Juste deux Saint-Georges ramassés, une misère. Il paraît qu’ils se sont mis en grève par rapport à tout l’oseille que j’amasse en ce moment. J’ai pris en photo la table d’herbacée vivace qui donne bien à cette saison. Pendant que j’y étais j’ai pris un cliché de la ciboulette en fleurs.

Pour revenir à l’oseille, j’ai cueilli des fleurs d’oseille sauvage pour agrémenter mon bouquet de fleurs des champs que j’ai offert à Marie-Rose. Le coup de froid de ces derniers temps a ralenti « l’entrain » de la floraison pour les autres variétés.

Vous aurez compris en lisant plus loin, ci-bas, le rapprochement entre hier et le bon Django qui est décédé un 16 mai …

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Django Reinhardt
23 janvier 1910 à Liberchies (Belgique) – 16 mai 1953 à Fontainebleau

Né en Belgique par les hasards des pérégrinations familiales, il devient très vite un talentueux joueur de banjo. Mais à 18 ans, il perd l’usage de deux doigts dans l’incendie de sa roulotte. Qu’à cela ne tienne, il se met à la guitare, découvre le jazz d’outre-Atlantique et invente un style particulier, le « jazz manouche », qui lui vaut une gloire internationale.

Il poursuit sa carrière avec succès, y compris sous l’Occupation, assisté de sa mère Negros, de sa femme et de son frère cadet Joseph, qui le remplace parfois au pied levé quand il oublie l’heure de ses concerts.

En 1943, sommé d’aller jouer en Allemagne, il préfère se réfugier à Thonon-les-Bains et tente de là de passer en Suisse. Mais il est refoulé par les garde-frontière suisses et finalement revient à Paris attendre la fin de la guerre, sur la scène des Folies-Bergère.

Après la guerre, il va aux États-Unis en vue de jouer avec Duke Ellington mais sa méconnaissance de l’anglais et son illettrisme l’obligent à vite y renoncer.

L’artiste a inspiré à Étienne Comar un film remarquable en 2017, avec Reda Kateb dans le rôle-titre.

J’aime bien la musique « manouche ». J’étais môme quand les succès de Django Reinhardt étaient diffusés à la radio. Souvenir immuable… J’ai gardé des attitudes de môme quand je confectionne encore un bouquet de fleurs des champs… Je n’aurai pas besoin de retomber dans l’enfance un jour, j’y suis resté…
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ils sentaient fort …

                                      … dans ma haie favorite

IMG_1918 mais hier les Saint-Georges ne furent pas assez nombreux pour essayer la recette de “la tarte aux mousserons”

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sacré Géminiani !

Jean-Paul Ollivier dit “Paulo la science” c’est une voix du Tour de France. C’est une sacrée “plume” aussi. J’ai une dizaine de ses livres écrits sur le cyclisme. Je les ressors régulièrement au gré de mes … oublis… J’avais déjà commencé ainsi un billet consacré à un de ses bouquins. En ce moment il commente le Giro sur la chaîne l’Equipe 21 avec Cyrille Guimard. Cet après-midi il en a sorti une bien bonne au sujet de l’ancien champion Raphaël Géminiani qui a couru de 1946 à 1960.

Une année ce dernier participa au Tour cycliste de la Côte d’Ivoire. Au départ d’une étape, les organisateurs vinrent prévenir les coureurs que des lions avaient été signalés sur une partie du parcours qu’ils devaient emprunter dans la brousse. Une fois la course lancée, deux noirs africains s’échappèrent. Le père Gèm prévint ses coéquipiers qu’il ne fallait surtout pas lancer la poursuite derrière eux…

Je pense que l’anecdote est vraie car Géminiani ne reculait devant aucune facétie.

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