Caen 90 – Aix Maurienne 80

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Caen dans le Calvados est la capitale de la Basse-Normandie. Elle trône à une dizaine de kilomètres de la Manche. Nous étions déjà venus randonner en bord de mer du côté de Courseulles en 2008. En allant au Mont-St Michel, entre deux trains, nous avions fait un petit tour de Caen en 2011.

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Ici coule l’Orne. Il y a un port de plaisance sur le canal qui relie Caen à la mer. Cette fois nous avons approfondi la visite de cette ville riche d’édifices impressionnants de grandeur. Le château, les abbayes et les nombreuses églises ont jalonné notre balade piétonnière. Avec son nombre important de clochers et de congrégations religieuses autrefois établies dans la ville, Caen s’est vu attribuer l’appellation de ville aux 100 clochers. Nous avons rajouté des bornes au compteur en allant et en revenant à pied du palais des sports.

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J’avais lu qu’à chaque rencontre de basket, 2500 à 2700 spectateurs viennent encourager leur équipe. Ici c’est un ancien fief du basket de mes jeunes années. Nous avons pu nous rendre compte nous-même de la bronca qui s’élève des tribunes à chaque panier marqué par les joueurs locaux. C’est impressionnant ! Tu te sens tout petit quand tu portes l’écharpe de l’équipe visiteuse. Marlioz à côté c’est une veillée de VIP en mal d’accord compétitivité-emploi à la mode sarko. Ici ce sont les tripes qui sont à la mode et les joueurs locaux n’en n’ont pas manqué vendredi soir.

 Les aixois ont fait une bonne première partie de match, une bonne première mi-temps même ! Le jeune Thuram remplaçait Yvrande pour les “basses” besognes. Il le fit bien. L’équipe joua très bien jusqu’aux premiers changements de joueurs. En seconde mi-temps l’adresse des caennais fut facilitée par les largesses accordées en défense devenue perméable. En attaque, les aixois n’arrivaient plus à rendre panier pour panier. Ce fut le délitement complet !

Je n’ai été qu’entraîneur et coach au niveau régional dans les années 80-90. C’est sans doute pourquoi que je ne comprends pas tout du niveau national… Comment se fait-il qu’on sorte Bradford quand il vient de marquer deux paniers en réaction ? Pourquoi remplacer Dardaine trop longtemps, le sortir même tout court d’ailleurs, alors que celui-ci porte l’équipe à lui tout seul et des deux côtés du terrain ? Pourquoi foutre le match de Rigaux en l’air en le rappelant sur le banc au moins trois fois sans raison valable ? Cela l’a déstabilisé et il ne s’est jamais remis dans le match lui qui est la pièce maîtresse pour organiser le jeu.

Je pense que j’ai trouvé la solution pour guérir le mal récurrent des savoyards qui les a déjà privés de plusieurs victoires. Il faut planquer la clé des vestiaires afin que les joueurs ne puissent y aller à la mi-temps. A chaque fois, c’est la débandade au retour des citrons… La faute à qui ?

Après bien sûr, un match est un match. Les caennais eux sont revenus en 2ème mi-temps avec un esprit de guerriers. Trop même peut-être car c’était limite du basket et ils ont profité de la largesse du corps arbitral. Ils ont carrément cherché la bagarre en provoquant physiquement et en paroles Bradford, Dardaine et Mendy. Les aixois en tombant un peu dans leur jeu ont perdu du temps précieux. Bradford s’est fâché auprès du coach et de ces partenaires, un court instant et avec le tact toujours d’un américain bien élevé, en leur disant d’arrêter de jouer n’importe comment. C’était trop tard !

J’ai redit à Foisette qu’au match aller nous avions gagné de justesse après prolongation et ceci, entre autres,  grâce au jeune Madiop. Quand t’es dominé dans l’agressivité au sol il est bon d’avoir une arme dissuasive dans les airs pour compenser. Le nouvel américain a l’air d’un gentil garçon. Le problème c’est qu’avec des gentils tu ne gagnes pas de matchs durs. Madiop avait participé à la victoire de Berck également avec son agressivité offensive. Rutherford n’a rien montré dans ce domaine. Peut-être faut-il lui laisser encore un peu de temps ?

Thomas Yvrande n’avait pas fait le déplacement. Il a une entorse du genou. J’écrivais que Thuram l’avait bien remplacé mais faut pas rêver ! Tant qu’il y aura des coachs timorés sur les bancs de la ProB et de la NM1 il faudra des années voire une dizaine d’années avant que ce type de joueur n’atteigne la plénitude de ses moyens et qu’il soit régulier dans la performance. Dans le cas présent je pense que nous allons perdre un paquet de matchs sans Thomas qui lui a atteint cette plénitude et cette régularité. Je rappelle pour ceux qui lisent en pointillé que les deux matchs gagnés à l’arrache contre Caen et Berck le furent avec des ballons gagnés par Madiop et Yvrande, et eux seuls,  dans le money time où ils firent don de leur corps. Et encore je pèse mes mots !

Je trouve que les défaites contre Epinal, Bordeaux et celle-ci contre Caen sont traumatisantes, un peu parce que nous les avons vécues et beaucoup dans la manière. Les trois fois j’ai noté un manque dans la réaction, vite un sentiment d’impuissance voire de résignation. Mon expérience d’ancien manager, au basket ou au boulot, m’a enseigné que quelques fois il faut savoir botter les fesses. Qui aime bien châtie bien…

Nous sommes ressortis du palais des sports l’écharpe en berne, j’allais écrire la queue entre les jambes … Il est vrai que moi je ne sais toujours pas perdre et qu’à mon âge c’est rédhibitoire.

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Encore heureux que nos voyages ont avant tout pour but de découvrir la France. Nous ne serions que simples supporters je trouve que nous aurions motif à nous interroger. Il est bon de rappeler que les anciens coachs Quintard et Michon savaient apprécier la présence d’anciens du basket lors de leurs déplacements comme sait toujours le faire Mr Genon lui aussi. Leur prévenance a toujours été appréciée. Il est vrai qu’une parole, un mot gentil ou un geste ça ne coûte pas grand chose. Si l’on pouvait perdre la clé des vestiaires aussi facilement que la nouvelle génération sait perdre la valeur de la reconnaissance, tout irait mieux peut-être ! Elle sait bien le faire !  Remarquez l’on peut aussi ne pas égarer la clé, faire preuve de reconnaissance et quand même perdre des matchs comme du temps de Quintard et Michon…

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 Pour clore ce voyage dans le Calvados, nous avons dû rentrer de Lyon en bus. Un “Ouibus” à Macron, si, si ! Il y avait grève du personnel SNCF de la région de Chambéry car la direction a refusé de négocier sur la centaine de suppressions d’emplois qui arrivent et sur l’accélération de l’éclatement de l’entreprise. Le chauffeur a eu une conduite exemplaire au volant. C’était rassurant car je trouve ce moyen de transport dangereux. Mais bon, va falloir planquer la clé des bus aussi si nous voulons encore que le chemin de fer continue à s’appeler SNCF ! Les faux socialos sont en “train” de nous préparer une pièce pas vraiment théâtrale celle-là…

Tout le monde il est gentil…

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