des rapprochements …

En ce moment je scanne les albums–photos de Mémé Marie et de Mémé Pierrette. En observant certains clichés il me revient les histoires et le vécu racontés par les personnages, il y a quelques années. Ce matin j’ai rappelé Marie-Rose pour avoir confirmation de détails oubliés ou un peu flous dans ma mémoire. Pour le reste je consulte Foisipédia, la mémoire vivante de la famille qui malheureusement stocke aussi toutes mes bêtises…

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  Quand il était jeune mon beau-père aurait aimé être coureur cycliste. Tous les ans à l’occasion de la vogue de Saint-Joseph-de-Rivière (38), avait lieu la course cycliste du village. Ma belle-mère se rappelle bien avoir vu Fonfon gagner deux ans de suite. Il avait 14-15 ans. Il cirait les gars de la région. A la campagne les parents avaient besoin de bras pour la ferme. Pour s’acheter un vélo de course il aurait fallu aller travailler à la ville. Quel dommage !

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A l’armée Fonfon pouvait s’entraîner avec le vélo d’un copain. S’il avait eu le choix il serait resté militaire car la vie en caserne était plus “libre” qu’à la ferme. Curieux paradoxe qu’il m’avait confié un jour.

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Je vous laisse apprécier les deux belles photos prises en Allemagne. Alphonse avait vraiment une belle allure sur le vélo. J’ai couru avec des mecs qui faisaient moins coureur cycliste que lui.

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Je discutais beaucoup vélo avec mon beau-père. Qu’est-ce qu’il aimait les courses cyclistes ! Il ne ratait rien du Tour de France. S’il le fallait nous décalions le déchargement d’une charrée de foin pour voir une arrivée d’étape. Je l’aidais et on s’entendait bien. Qui ne se serait pas entendu avec lui ? C’était la gentillesse personnifiée, la crème des hommes. Quand j’ai recouru en vétéran, j’aurais aimé le voir au bord des circuits. Il aurait été content. Cette “putain” de vie en a décidé autrement. Je conserve le souvenir d’un homme qui n’avait pas un pet de graisse et qui était très sculptural. Quand il était torse poil l’été dans les champs, tu voyais bien qu’il avait été bûcheron du temps où les tronçonneuses n’existaient pas encore. Il était bien gaulé. A chaque fois que je vois un petit ou un grand se vanter en gonflant ses biscotos, je repense à lui et cela me fait doucement sourire. Tout le monde il est gentil…

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Fonfon avait devancé l’appel pour aller à l’armée. Il s’est retrouvé bidasse en Allemagne comme moi. Son capitaine était un cousin éloigné. C’est le frère de celui-ci, boulanger à St-Joseph, qui avait recommandé mon beau-père auprès de son frangin. Le pitaine s’appelait Cavat. Quand Marie-Rose m’avait parlé de Cavat, je lui avais demandé s’il avait un fils basketteur. Quand j’ai vu la photo des cousins assis dans un canapé en Allemagne, j’ai reconnu l’ancien joueur de l’Amicale Laïque de Voiron. Il avait déjà les mêmes traits que lorsque plus tard il enfilerait les paniers de son shoot déjà en suspension, chose rare pour l’époque. Ce joueur avait la classe. Quand je vois certains gars évoluer de nos jours en ProB ou Nationale 1, il n’aurait pas dépareillé… L’ALV jouait sur le terrain de l’école de Mille Pas à Voiron. C’était en plein air ! L’hiver les bénévoles déneigeaient avant la rencontre. L’équipe évoluait en promotion. L’Etoile de Voiron, sa rivale, jouait en excellence sous le marché couvert des Prairies “ouvert” aux quatre vents. C’est à l’Etoile que j’allais débuter au basket, en minimes. Comme j’étais grand, on m’avait surclassé en cadet. Nous choppions des crèves en plein courant d’air les soirs d’entraînement. L’Etoile allait devenir le club phare de la région. Elle grimpa jusqu’à la Nationale 3 (3ème niveau équivalent de la NM1 actuelle) et elle fût sacrée championne de France en 1979. 

Bien avant cette époque, Fonfon parlait vélo et sûrement basket avec ses cousins. J’allais plus tard arriver en terre connue finalement. Le terreau de St-Aupre où la petite Foisette avait grandi. Elle saurait nous assister dans toutes les tâches précieuses d’une “mère” de famille dévouée qui fait passer les siens, ses proches, avant elle et ceci lors de toutes les étapes de sa vie. Grâce à elle, nous allions pouvoir faire du sport en compétition. Une fois nos enfants élevés j’allais m’y remettre moi aussi. Son père en aurait été fier… Vélo et basket ont bercé notre vie.

En triant des photos, j’ai encore pu constater que le passé est fait de plein de rapprochements. Ils sont sans doute le fruit du hasard mais oh combien annonciateurs de simples bonheurs… Grace à ces souvenirs, comme il m’est agréable souvent de les faire revivre ! Vive le sport, vive les photos !

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Cette semaine l’Equipe21 diffuse le Tour du Trentin. Cette région italienne est magnifique. Cela nous rappelle les Hautes-Alpes où nous allons encore cheminer, bientôt j’espère. Les images sont fabuleuses. L’espagnol Landa pilote littéralement…

La chaîne diffuse également les championnats d’Europe de Judo qui ont lieu en Russie. Les français “brillent” d’or et d’argent, comme d’hab !

Vive la compétition !

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Un commentaire pour des rapprochements …

  1. VV dit :

    Super de scanner ces photos ……….
    je suis fan des photos noir et blanc !
    et j’adorais trier et regarder les photos de mémé marie rangées dans l’armoire coulissante dans une des chambres du haut …

    J'aime

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