le Mont Outheran

Il y a très longtemps que je voulais monter là-haut. Le problème c’est que lorsque tu as vu sur Internet ou dans des livres, des vidéos ou des photos de l’ascension et de la descente, tu appréhendes d’avoir le vertige et de rester coincé.

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P1170918 Le Désert-d’Entremont, ce matin, 5° et premier blanc gel, grand soleil.  Avec Foisette nous montons par le Pas du Cuert, le côté le plus dur. Le col du Grapillon nous a servi d’échauffement. Nous le connaissions. L’accès final au Mont Outheran (alt. 1676m) présente quelques difficultés : sente exposée, pente raide mixte rocher/herbe puis couloir encore plus raide sous le sommet qui se traduit pour nous par un passage carrément d‘escalade. La fin de la grimpée se fait à l’aide des mains. J’ouvrais la voie et j’ai hésité plusieurs fois, tétanisé et collé à la paroi. Françoise derrière moi a été très très forte, n’ayons pas peur des mots ! Presque au sommet nous avons croisé un couple qui redescendait. C’est eux qui ont eu la chance de déranger l’habituel troupeau de chamois qui vit là-haut depuis 1975.  La vue est magnifique à la croix. Nous avons fait un petit clin d’oeil à l’Aulp du Seuil. Le Mont Blanc ensoleillé nous a accompagné de loin toute la journée. Le Granier fait un peu pitié, amputé qu’il est devenu depuis son dernier éboulement. La traversée du plateau sommital de l’Outheran est longue mais agrémentée de belles clairières. Gare aux lapiaz (crevasses) et aux scialets (gouffres) qui pourraient être à l’origine de chutes irréversibles ! Comme nous avions marché dans les innombrables crottes de chamois entre le Pas de Cuert et la croix, cela nous avait immunisés de la malchance.

A midi, nous avons pique-niqué devant la cabane qui m’a fait tant rêvé. Ce fût un véritable bonheur. La descente sur le col du Mollard est aérienne. La combe raide, mi-rochers, mi-éboulis a de quoi impressionner. Il nous restait encore un peu d’influx pour vaincre l’appréhension du vide. Françoise était limite. Elle a réussi à surmonter la peur paralysante. C’était ça ou … allez savoir ! Je pense que notre très bonne condition physique a permis de compenser notre manque de technicité. Nos jambes ont tenu le coup. Le retour sur la station de ski nordique du Désert d’Entremont a ravivé le souvenir de nos belles traversées de Chartreuse. En marchant au long cours nous avions dormi ici en 2006 et 2007.

Nous sommes très fiers d’être montés là-haut. Notre traversée de l’Outheran figurera dans notre livre record de défis réussis.

Depuis une bonne douzaine d’années, lors de nos fréquents trajets pour aller et revenir de Chambéry à Saint-Aupre, en passant sous l’Outheran je me suis toujours dit : “J’aimerai monter là-haut !”. Foisette ne voulait pas en entendre parler. Il a fallu se montrer persuasif…

Nous venons d’enchaîner le Grand Colombier, l’Aulp du Seuil et le Mont Outheran, à deux, inséparables en montagne, unis sur l’éternel chemin…

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