se geler les miches…

… ou se cailler les miches ou les meules

Et pour commencer, pourquoi dit-on ‘se cailler’ ?
L’image serait apparue chez Céline dans les années 1930.
On sait que ‘cailler’ désigne une coagulation sous l’effet d’un refroidissement ou d’une fermentation. Imaginez alors qu’il fasse tellement froid que votre sang caille à l’intérieur de vos veines.
« Se cailler » voudrait alors dire « se refroidir au point que le sang ne puisse plus circuler, tellement il se fige ».
Passons maintenant aux miches.
Prenez une belle miche de pain, une grosse boule fendue dans sa longueur. Est-ce que ça ne vous rappellerait pas une belle paires de fesses séparées par un beau sourire vertical ?
C’est en tous cas, l’image qui, dans l’argot de la fin du XIXe siècle, a fait appeler ‘miches’ les fesses.
Et pour conforter la métaphore, un peu avant, au milieu du même siècle, la miche désignait aussi la lune, à laquelle on compare souvent les fesses.
Enfin, pourquoi les meules ?
Là, les explications sont nettement moins affirmatives. Cette appellation des fesses, apparue au milieu du XXe siècle, pourrait être due à l’analogie de forme avec le sommet arrondi d’une meule de foin.
Mais, dans une réflexion un peu plus tirée par les cheveux (mais pas forcément étonnante pour l’époque), on peut aussi faire le lien avec la meule du moulin à huile, celle qui broie les olives pour produire une huile excellente. Ne dit-on pas de quelqu’un qui a peur qu’il serre les fesses ? Et, par plaisanterie, s’il a très peur et qu’on lui insère une olive au bon endroit, qu’il serait capable d’en tirer deux litres d’huile, tellement il les serre ? D’où la possible comparaison des fesses à des meules…
Tout ça pour arriver qu’au fait d’avoir très froid aux fesses, c’est finalement, d’une manière plus générale, avoir très froid à tout le corps.

J’ai “puisé” ces explications dans Google.

Normalement mon google à moi c’est Foisette ma copine. Elle connaît tout ! Je ne plaisante pas. Ma compagne actuelle a réponse à tout. Elle est prévenante aussi et cet aprèm en rentrant du vélo j’ai trouvé une infusion délicieuse, toute prête, toute chaude… J’avais soif. Avec mon pote Fabrice on ne boit pas en vélo. On n’a pas le temps… Il est passé me chercher à 13h. Il faisait 0°. Tout le long de la sortie, le thermomètre a oscillé entre 0 et 1°. Cela fait plus d’un mois qu’on se gèle les miches. Personne nous oblige. Aujourd’hui j’ai fait 3h15.  85 bornes quand même mine de rien ! Fabrice vient de Challes, il a dû faire plus de 100 bornes. Il va marcher en début de saison. Sa première course est début mars du côté de Bourg. Moi mes potes de Lyon courent fin février à Vénissieux. J’aimerai bien sortir avec eux pour voir où j’en suis. Ici à Chambéry c’est le goulag ! Je doute fort que les lyonnais suivent le même traitement. Je m’inflige de véritables parties de tortures. Je me fais éjecter au moindre talus alors Fabrice m’attend et je fais travailler mon mental, et je mets ma fierté en berne pour oublier. Au fur et à mesure de la sortie je me débloque et depuis quelques temps j’ai de bonnes sensations que j’aimerai bien étalonner avec les gars de mon âge. Le père Monod comme les deux coachs de son club, le grand méchant et le bon René, est né en 58. Ce n’est plus un perdreau de l’année, certes, mais l’âge ne semble pas lui poser de problème. Il court en Pass’cyclisme avec les jeunes de 20 ans, si, si ! Il court “devant” en plus. Les connaisseurs apprécieront.

Bien entendu les cyclistes nous suivons les primaires. A droite avec la  “risette” du Mans nous avons les jetons. Si ça se trouve c’est le dernier hiver que mon pote peut rouler. S’il est élu je crains que le broussailleux remette les perdreaux qui ne sont pas de l’année au boulot. Moi du coup, j’alimente mon compte pénibilité, on ne sait jamais. Chaque sortie “derrière Monod” me donne droit à des points bonifiés. Dimanche prochain c’est le 2ème tour des primaires de la gauche. Il y a des couillons qui ont voté pour Valls. Faut qu’on le fasse péter ! Il me fait penser aux grimpeurs espagnols. Ils n’aiment pas les bordures. Faudrait du vent de face. Hamon n’est pas bien grand. J’ai peur qu’il pète aussi. J’aime bien Montebourg. Il est balèze en plus et il s’est tout de suite porté volontaire pour rouler pour Hamon. C’était mon favori Arnaud. Il sera “mûr” pour 2022.

Je ne pense pas que les mecs qui étaient au goulag remerciaient leurs tortionnaires. Moi il y a des moments j’ai envie de migrer. Le problème c’est que je ne sais pas où j’irais. La France c’est le pays de l’abbé Pierre. C’était l’anniversaire de sa mort hier. Hamon l’a rappelé hier soir. Si Fillon est battu, Monod va continuer à rouler. Alors j’irai peut-être me cacher dans un monastère. Il paraît qu’ils prennent les jeunes… Il paraît qu’ils ne chauffent pas non plus. L’hiver je vais continuer à mes les geler…

Je vais vous faire une confidence, une vraie celle-là ! Je ne crains pas le froid… Alors vive le vélo !

 P1180849

 

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