le tunnel du Chat …

                                      … est trempé

Je vais finir par croire qu’en France, toute nouveauté s’accompagne d’un “bémol” dégradant. Le tunnel du Chat est tout neuf et il fuit déjà. La chaussée est inondée et quand tu ressors, le vélo est criblé de taches blanches et tu es bon pour un gros nettoyage de retour à la maison.

IMG_3599 Ce matin j’ai roulé plus de 3h avec Jean-Michel. Le Aynsard en traversant le tunnel est venu me retrouver à Charpignat. Nous avons été jusqu’au bout du lac puis à Chanaz nous avons suivi le Rhône jusqu’à Lucey. La remontée via Jongieux et Billème, toujours aussi agréablement encerclée de vignes, a ramené les deux cyclistes de l’autre côté du tunnel où ils se sont quittés en se disant à bientôt…

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La pile de mon compteur a rendu l’âme. Jean-Mi m’a envoyé la photo du sien. C’est bien m’a-t-il dit. Surtout qu’on a bien discuté, souvent l’un à côté de l’autre. Nous avons vu beaucoup de filles et cela contribue à faire baisser la moyenne car mon coéquipier mettait une note à chacune après avoir fait une évaluation. Une note sur le coup de pédales, bien entendu. Il n’y a jamais eu autant de femmes sur le vélo. J’espère que leur mari cuisine bien. Moi j’ai été bien content de mettre les pieds sous la table en arrivant à midi. Foisette avait cuisiné des filets de loup avec du riz de Camargue. Nous allons bientôt partir sur le chemin qui va encore nous emmener à Arles en venant cette fois du col de Montgenèvre, depuis la source de la Durance.

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Merci JeanMimi pour les bons coups de poussettes. Depuis notre première sortie ensemble en juin 1995, je ne les compte plus. J’allais avoir 46 ans. J’ai l’impression d’avoir eu plusieurs vies. C’est ce que je disais à ma dernière copine qui  m’a fait une bonne soupe et un plat d’oseille avec des oeufs durs, ce soir. Merci Foisette !

Bon c’est bien joli tout ça mais il va falloir qu’ils trouvent une solution pour enlever cette flotte à l’intérieur du tunnel ! C’est la “chiotte” !

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j’ai failli me faire piquer …

                                           … avec de l’oseille

Ce matin en rentrant des champignons je me suis tout de suite mis au jardin. J’attaque toujours par le ramassage des légumes. Au programme radis, queues de poireaux de l’an dernier pour la soupe, chicorée amère et oseille. Je peux  parler d’oseille depuis que l’autre a supprimé l’isf. J’en ai beaucoup, vraiment. Je la fais travailler et elle  se multiplie à foison.

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En ramassant mon oseille, j’ai failli me faire piquer, disais-je en préambule. Ma main s’est arrêtée à 10 cm d’une vipère. C’était une jeune et on aurait dit une députée LREM, une merdeuse quoi !… Je l’ai tuée en l’écrasant avec la cuvette que j’avais en mains. C’était elle ou moi. J’ai eu du bol.

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Avec ma  copine de champignons, nous avons ramassé une assiette de mousserons de la Saint-Georges. C’était trempé et nos chaussures ont pris l’eau. Elles sont vieilles. Avec l’augmentation de la CSG on ne peut pas les remplacer. Ce matin sur radio France Isère, ils ont fait venir un spécialiste des champignons. J’étais content de l’entendre dire que les St-Georges sont rares et délicieux. Je suis un privilégié de connaître un bon coin. Depuis mon entrée au chemin de fer en 1965, j’ai toujours été un privilégié…

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Je suis rentré à vélo sur Chambéry. Je mets encore ma tenue d’hiver. Les gars qui me croisent me regardent bizarrement. Les “chaudières” se couvrent beaucoup pour transpirer et faire passer les produits. Je suis sûr que certains doivent penser que je suis un “chaudron”.

On peut se faire “piquer” même sans passer au contrôle… La preuve, ce matin ….

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hébergements sur le chemin…

En faisant des recherches sur nos étapes du chemin de Compostelle j’ai retrouvé par hasard un billet que j’avais écrit le 10 mai 2009 : L’accueil sur le chemin d’Arles, du Grand-Lemps à Valence. Franchement je le trouve intéressant et je vous conseille sa lecture.

Par contre je n’ai pas retrouvé le récit de notre passage au Couvent de Malet situé à Saint-Côme-d’Olt dans l’Aveyron. Ce jour-là nous avions  cheminé d’Aubrac à Saint-Côme (24km, amplitude 7h50) lors de notre tronçon allant du Puy à Figeac. Le souvenir de cette étape chez les sœurs Ursulines restera gravé du fait de deux anecdotes que je vais essayer de vous narrer, du mieux que je peux, 12 ans plus tard.

Le dîner ce soir là avait lieu dans le réfectoire du couvent. Une grande tablée était réservée aux pèlerins. Pour une fois je n’étais pas en avance et à notre arrivée avec ma compagne d’alors, il ne restait plus que deux places, celles en face de la mère supérieure. Comme par “hasard” la douzaine de pérégrinos avaient évité les places “à risque” si l’on peut les appeler ainsi…  Même le vieux briscard de Cahors s’était dérobé. Il était cependant à portée de voix pas loin de moi et il n’allait pas me laisser seul en face de cette dame qui en imposait. C’est lui qui m’avait dit lors de notre rencontre au cours d’une étape précédente : «Mon pauvre, t’as mis les pieds dans ces grands chemins de randonnée ! Tu verras tu ne pourras plus t’en passer». A un moment la mère supérieure nous parla des travaux de rénovation qui venaient d’être effectués dans son établissement car appelons les choses par leur nom, le couvent était devenu hôtellerie. Il fallait bien survivre financièrement. Elle nous expliqua comment s’était organisée l’inauguration. Toutes les personnalités du canton étaient invitées, sans doute à cause des subventions accordées. Tous les artisans ayant participé aux travaux aussi, rien que de très normal. Elle mit un point d’honneur à nous préciser que c’était elle qui avait exigé que tous les ouvriers qui avaient travaillé soient conviés, jusqu’au simple manoeuvre. Je vis dans les yeux de cette grande dame le même air militant que j’avais rencontré jadis chez certains de mes collègues du chemin de fer. Cette “supérieure” parlait non pas comme un patron mais comme un employé. Certains convives tendirent un peu plus l’oreille pour entendre la bonne parole. Je me dis sur l’instant que si j’avais eu des revendications à faire entendre sur la vie en général, j’aurai mieux copiné avec la mère supérieure qu’avec certains de ces petits bobos déguisés en pèlerins. Au fil du repas, la glace s’était rompue et Jeannine la mère supérieure était devenue “dame”. J’étais content de moi aussi car j’avais participé le premier à ce chaleureux échange.

Le lendemain matin, après avoir pris le petit déjeuner, nous allions récupéré nos chaussures “crotteuses” dans le hall d’entrée. J’étais en train d’expliquer au gars de Cahors que je n’allais pas suivre le chemin jusqu’à Espalion. Je ne savais pas comment m’y prendre pour trouver ma variante. Je voulais marcher le long du Lot car je savais que mon grand-père avait pêché dans le coin. J’entendais par là, son côté pêcheur à la ligne, soyons précis… En plus de ça j’avais vu que le vrai chemin montait fort pour passer à une chapelle, lieu toujours sacré à ne surtout pas éviter pour aller à Compostelle. En me dirigeant vers ma paire de chaussures je vis une sœur un balai à la main qui me faisait signe de venir vers elle. Je la revois encore, elle était grande. Elle aurait fait un bon pivot au basket. Elle m’amena dans un coin sombre de l’endroit et elle me dit : «J’ai entendu votre embarras, normalement je ne devrais pas vous renseigner car il s’agit d’un blasphème. Pour aller au bord du Lot, il faut que vous preniez la première petite route à droite, puis la première à gauche.» Elle mis alors son doigt sur la bouche en me soufflant : «Vous n’en dites pas mot car je n’ai pas le droit de détourner les pèlerins». Je la remerciai beaucoup. Si je vous dis qu’elle accompagna son au revoir d’un clin d’oeil accentué vous n’allez pas me croire. Pourtant, je perçus en même temps son joli sourire. Un court moment après après avoir franchi le pas de la porte du couvent avec ma compagne de l’époque, je me retournai et je crus bien avoir aperçu la sœur tout de gris vêtu, tendre la tête pour s’assurer que je ne me trompais pas. J’ose à peine écrire que je lui fis un signe de la main en guise de reconnaissance.

Allez savoir si j’étais resté là-bas, peut-être aurais-je monté une autre équipe de basket, moi l’ancien “entraîneur”. Je suis à peu près sûr que j’aurais pris la mère supérieure comme capitaine car des personnes comme elle tu as toujours envie de les suivre. Quand à mon grand pivot, il eut fallu que je lui explique qu’il n’est point de raccourci dans la vie qui t’assure d’exaucer tes “voeux”… sauf à les prononcer définitivement…

Notre étape du jour allait nous conduire à Estaing  toujours dans Aveyron (19km amplitude 6h20). De temps en temps, nous ressortons mes vieux cahiers quand je discute “chemin” avec ma compagne de l’époque que je revois toujours …  Tous les deux, nous avons parcouru le Chemin de Compostelle de Genève à Saint-Jean-Pied-de-Port en intégralité soit 52 étapes et 1082 km, avec nos gros sacs à dos et sans jamais tricher … à part notre incartade de Saint-Côme d’Olt…

Pour revenir aux hébergements, nous n’avons jamais été déçus par les accueils religieux. J’irai même jusqu’à dire que j’en recherche toujours un au cours de nos périples d’une semaine. Il se passe toujours quelque choses dans ces vieilles pierres, même rénovées. A St-Côme nous avions assisté aux vêpres. Quand les sœurs ont chanté, Françoise a pleuré. Ma compagne de chemin pleure toujours dans les offices. Moi je suis fan d’orgue et j’écoute beaucoup paroles et chants. Je suis aussi à l’aise dans une église que dans une manif des insoumis, de la CGT ou de Sud Rail. Je fais toujours brûler un cierge dans les églises et j’aime bien les torches à flamme rouge dans les défilés. Je suis bizarre comme mec, hein ?

Vous verrez qu’un jour ils décideront qu’il faudra payer pour entrer dans une église. Ce sont les mêmes qui ferment les écoles, les postes et les gares. Au cours de nos marches au long cours qui nous ont fait traverser la France, combien de fois ai-je recherché de loin  le clocher d’un village !… J’ai besoin de repères et à force de me les supprimer un jour viendra où il me faudra me recroqueviller sur moi-même. Le plus tard possible, de grâce !…

Vive la marche à pied !

……

……

Au fait avez-vous lu ou relu le petit billet mis en introduction de celui-ci ? Je ne corrigerais rien y compris les petites fautes dues au noviciat. Il arrive un temps où l’homme ne peut plus se corriger. Il demeure alors avec ses imperfections… Cette année c’est la dernière fois que j’ai 60 ans et quelques. L’an prochain, si je suis encore là, faudra s’habituer à dire 70. On a le temps… nous sommes à la retraite …

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dur de s’en aller…

……………….…  de Villefranche !

                                    … hein la Foisette ?

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Laurent Brun

 

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Laurent Brun est le secrétaire national de la CGT Cheminots.

Une compétence affirmée. Il connaît bien les dossiers de la SNCF et il tient le coup devant les médias qui, comme la majorité des membres du gouvernement, contiennent beaucoup d’enfoirés. Quand je vois le logo sur le micro de la photo ci-dessus, cela me donne envie de gerber. Quand j’aperçois un sigle LREM je serre les dents de rage.

Plus j’avance dans la vie et plus je m’aperçois que les bons mecs sont aussi rares que les bons coins à champignons. Par contre je commence à comprendre comment on s’est laissé envahir par les ordures. Il eut fallu comme pour les poubelles, organiser un tri sélectif…

Laurent Brun fait partie des bons.

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Merci Véro !

«Bonjour Papa,

j’ai pensé que ceci t’intéresserait. Peut-être l’as-tu déjà vu ou entendu ?

https://www.youtube.com/watch?v=shG4E3NX9ng&feature=share

​texte écrit par un journaliste qui s ‘appelle Léonard Vincent que j’avais vu il y a qq années dans une émission lorsqu’il avait sorti un livre sur l’exode des Erythréens. Là rien à voir, c’est un texte qu’il a écrit le 1er mai pour soutenir ceux qui font grève.

Et c’est Jean-Pierre Daroussin, acteur que j’adore qui le lit dans cette vidéo.

J’adore !!!

le texte ici : 
https://lemediapresse.fr/idees-fr/eloge-de-la-greve/

Pou info, lemedia presse est un site d’infos indépendant des puissances industrielles et financières, et soutenu par la France insoumise.

Bises
Véro »

……….

………

Véronique c’est notre fille aînée. Nous sommes jeunes mais nos enfants sont âgés déjà. Ils ont du vécu, tout du moins. Institutrice  et directrice d’école dans le Cantal, je suis sûr que Véro doit toujours donner le meilleur d’elle-même aux enfants à qui elle enseigne depuis plus de 20 ans, déjà…

Elle m’a envoyé ce courrier hier pendant que je me rendais à Saint-Aupre à vélo en compagnie de Florian qui comme elle continue à faire du vélo.

Merci encore Véro et bonne écoute et bonne lecture à ceux qui vont cliquer sur ces deux beaux liens… J’ai eu envie moi aussi de les partager.

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T’as vu …

… les dernières insolites ?

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