Miguel Indurain …

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Il est né en 1964 à Villava (Navarre Espagne). Coureur professionnel de 1984 à 1996, il est le seul à avoir remporté consécutivement cinq “Tour de France”. Il gagne aussi deux “Tour d’Italie”.

Au début de sa carrière ce grand coureur très réservé s’était illustré pour ses qualités de rouleur contre la montre. Il mesurait 1,88m pour 85 kg. Le livre que je viens de relire était sorti en 1995. Bien sûr, la métamorphose du rouleur en grimpeur est expliquée succinctement et naïvement. Mais bon par la suite ses détracteurs s’en sont donné à cœur joie pour écrire dans la presse des articles plein de révélations suspectes. Moi je garde le souvenir d’un beau coureur, bien posé sur sa machine, qui dégageait une puissance phénoménale. Elle l’a conduit à détenir pendant un moment le record de l’heure. Il parcourut  53,040 km. Graeme Obree le précède sur les tablettes avec 52,713 et Tony Rommiger lui succéda avec 53,832 puis 55,291. Les trois champions réalisèrent ces performance en 1994. Chris Boardman  porta le record à 56,375 en 1996. Depuis, avec le nouveau règlement, c’est Bradley Winggins qui figure sur les tablettes avec 54,526 km parcourus dans l’heure en 2015.

Le bouquin sur Miguel a été écrit par Christian Laborde. Il le romance quelque peu en faisant intervenir des voix qui parlent à l’oreille du Navarrais dans la forêt d’Irati. Comme dans tous les livres sur les grands champions, c’est la partie qui parle de leur enfance et de leur début en compétition qui retient le plus mon attention. Sa première course il devait avoir 11-12 ans et il la remporte. Il est content surtout pour la caisse de Fanta qu’il gagne car sa sœur va les boire et surtout elle récupérera les petites bouteilles vides pour en faire des biberons utiles à sa poupée. En sus des bouteilles et du bouquet, Miguel avait gagné un sac de sport dans lequel sa mère cousit une médaille de la Vierge du Rosaire. « Elle te protégera, Miguel elle te protègera !…»

Toute son histoire est racontée “simplement” et jamais on ne sent chez ce grand bonhomme, le désir de tout écraser sur sa route. Je n’ai jamais aimé les gens, les champions qui écrasent tout. On l’a suspecté après-coup lorsque les grosses affaires surviendront dans le vélo. C’est sans doute le souvenir d’un homme discret qui n’en rajoutait pas, qui me rendit indulgent envers lui.  Il embaucha aussi des coureurs français pour l’épauler : Marc Gomez, Gérard Rué, Jean-François Bernard, Armand de Las Cuevas, Thomas Davy, Fabrice Philipot, Stéphane Heulot et ça aussi le rend sympathique à mes yeux car ils ont pu participer à la réalisation de grandes victoires.

Laborde a raison quand il qualifie Indurain d’énigmatique : « Il gagne et ne parle pas. » J’ajouterai qu’on peut lire à travers les lignes qu’il aurait quelque chose à cacher mais moi je préfère m’orienter vers ce que j’ai souvent écrit : « Mieux vaut se taire que de raconter des stupidités, j’ai même dû écrire “que de raconter des conneries”!… »

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La Cyclo Miguel Indurain aura encore lieu en 2018. Il paraîtrait que dans la catégorie 65-70 ans ce sont les mêmes filles qu’à la Vuelta qui assurent le podium. Le problème c’est le parcours. J’ai étudié le graphique. Il y a beaucoup de cols. Moi aussi, comme Miguel je suis grand certes, mais bien au-dessus des 80 kg… Le challenge aurait été intéressant sinon…

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A noter que Miguel est le père de trois enfants et qu’il est toujours avec la même épouse… Encore une autre ressemblance, décidément …. 

 

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l’epiphyllum …

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Hier j’ai encore appris une chose. Lorsque l’épiphyllum est en bonne santé il doit être fleuri pour l’Epiphanie. C’est Marie-Rose qui me l’a dit. C’est bien le cas cette année. D’ailleurs toutes les “plantes” sont “belles” chez la Marie !…

Les Rois-mages sont arrivés samedi à destination. Ils étaient en pleine forme. Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Marie-Rose. Elle a l’air en forme également. Jacques Anquetil était né le même jour de la même année que ma belle-mère.

Ce matin le téléphone a sonné tôt. Jean-Michel était déjà “plein phare” et du coup nous partons rouler à 10h. Vous avez dit fleurs ? Vous pensiez bouquet ? Il faudra être fort cette année pour battre l’ancien vainqueur des 6 jours de Grenoble ! Moi je dis ça et je m’en fiche un peu car il n’est pas dans ma catégorie.

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Je roule avec Jean-Michel Mathon depuis 1995. Il en a coulé de l’eau depuis, sous les ponts d’Entre-deux-Guiers. Ces derniers temps, on ne parle plus de la sécheresse. Hier à Saint-Aupre, je suis passé à la citerne. Elle déborde et c’est tant mieux.

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Bon anniversaire Marie ! Comme il est beau ton épiphyllum !

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il y a 45 ans …

               Je n’avais pas eu le temps d’aller rouler.

                Ce n’était pas qu’une histoire de temps.

                Pourquoi finalement vouloir tout changer.

                L’union fait la force et dure si longtemps.

                                  …………….

 

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                         …   6 janvier 2018 …    noces de vermeil

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Robert Herbin

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Quand j’étais gosse, à la fin des années 50, j’étais supporter du Stade de Reims. Je suivais les retransmissions de matchs de Coupe d’Europe sur le premier transistor de mes parents. Au début des années 70 les verts de Saint-Etienne ont relancé le foot en France. Un ancien joueur du club est devenu entraîneur en 1972. Il va les emmener jusqu’à la finale de la Coupe d’Europe. J’ai suivi tout leur parcours. Robert Herbin né en 1939 à Paris, a été joueur Pro de 1957 à 1972 au poste d’arrière central ou de milieu défensif. Il fut international, puis entraîneur de 1972 à 1995. Jean Snella et Albert Batteux ont été ses deux maîtres. Son bouquin est sorti en 1983. Je m’en suis inspiré lorsque j’étais coach de basket-ball. Herbin était un taiseux. C’était un bon ! Je n’ai jamais revu un type de son niveau et je n’ai jamais revu une France soudée ainsi pour encourager une équipe : “les verts de la grande époque”.

Le bouquin n’a pas pris une ride, pas pris une corne. Je fais même attention à encore plus de détails qu’autrefois car j’ai le temps… Le temps en sport c’est de l’or ! Combien de dirigeants, d’éducateurs, de mauvais conseilleurs et surtout de parents ont “grillé” des jeunes à vouloir se presser, à vouloir les presser !… Ne jamais mettre la charrue avant les bœufs et cessez de croire que son gosse est le meilleur ! Ces conseils je ne les ai pas lus dans ce livre car à son époque Herbin n’a pas été confronté à ces problèmes d’arrivistes. Au contraire même j’ai relu qu’il était complice avec le docteur Polty du club, qui prônait dépassement de soi et entraînement intensif. Le grand tort, pensait ce toubib, est de considérer que l’on doit ménager les jeunes. Le grand tort pensait-il aussi est de croire qu’il ne faut pas trop tirer sur les sportifs de haut-niveau, pour les garder intacts le jour de la compétition.

Lorsqu’il était jeune son premier club dans le Midi disposait d’une section basket et d’athlétisme. Le soir en sortant de l’école, lorsque le programme n’était pas consacré au football, il allait s’entraîner avec les basketteurs, les sprinters, les coureurs de demi-fond ou les sauteurs en hauteur. Il cultiva ainsi sa détente, sa résistance physique et sa vitesse de course. En plus, pour ses séances éprouvantes, il se déplaçait toujours en vélo, à fond, 3km à l’aller et 3km au retour…

En professionnel, il fut le premier à instaurer un entraînement bi-quotidien pour cultiver la résistance et l’endurance des joueurs. On dit souvent que l’entraîneur doit varier les exercices pour éviter le fastidieux et la monotonie. Ce n’est valable que dans le milieu amateur (et j’étais un adepte) pour rendre le programme attrayant à des joueurs qui trouvent un dérivatif dans la pratique de leur sport. Il en va autrement pour des professionnels qui doivent sans arrêt pratiquer les même exos. C’est à partir d’un geste effectué parfaitement à l’entraînement que l’on peut exercer une influence décisive sur le déroulement du match. (J’essayais pour ma part de concilier les deux principes et j’ai apprécié de voir les joueurs tout le temps ravis de venir au gymnase)

Snella, son mentor, lui a prononcé un jour une phrase choc : « Le joueur passé de l’autre côté de la barrière est un autodidacte. Il peut appliquer ce qu’il a appris, mais seulement pendant une période de six mois. Ensuite il doit tout oublier pour, à son tour, créer, chercher… Une situation ne ressemble jamais à une autre, et les hommes ont tous des réactions, des tempéraments différents, Tu peux t’inspirer de certains principes des éducateurs qui t’ont marqué, mais tu forgeras toi-même ta propre expérience.»

Quelle que soit la situation, Herbin a toujours attendu que l’arbitre rappelle l’équipe sur le terrain pour donner quelques consignes. Parce qu’il l’avait vécu, il savait qu’il était inutile et même préjudiciable d’abreuver de paroles les joueurs durant la mi-temps. D’abord parce qu’ils n’écoutent pas, étant trop absorbés par les images de la première mi-temps qui défilent en cascade dans leur tête. Ensuite parce qu’ils ont tout simplement besoin de récupérer. A mon petit niveau, au basket j’opérais ainsi. Je vois beaucoup de coachs qui remontent les bretelles aux joueurs dans le vestiaire. C’est une connerie ! D’ailleurs la spécialité d’Aix-Maurienne est de louper l’entame du 3ème quart-temps. Cherchez pas pourquoi !

Pour rester dans le basket, les coachs qui défilent à Marlioz en costard, cravate et souliers vernis et pointus et se prennent pour des cadors feraient bien de lire le bouquin de Robby. On a fabriqué une bardée d’entraîneurs diplômés qui ne sont bons qu’à jouer de l’ardoise et de l’anglais à deux balles… L’humilité, la simplicité et les relations humaines, ils ne connaissent pas. A Aix, depuis le départ d’Antoine Michon on assiste à un défilé de premiers de la classe. Le seul qui fonctionnait à l’ancienne c’était notre pote Sébastien Bozon qui les a fait remonter en ProB et qui s’est fait virer la saison suivante en guise de remerciement. Les autres pourraient se présenter aux législatives sur une liste “en marche”. Ils ont la même tronche, sont nuls et leur slogan est le “bien paraître”. Avec eux le peu qui reste encore de l’âme du club fout le camp…

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Pour Noël avec Jean-Claude nous avons mangé avec notre pote Bozon. C’est dur de remonter le moral à un gars qui a été jeté comme ça… Nous y sommes arrivés l’instant d’un bon repas chez Viviane. Avec Seb sur le banc d’Aix-Maurienne, la fibre du basket savoyard ne serait pas en train de finir de s’étioler. Je ne me suis pas gêné pour le “gueuler” en match lors de la dernière raclée prise à la maison. Cela a jeté un froid chez certains mais beaucoup ont scandé : «Bozon ! Bozon ! Bozon !…..» Je pense que Sébastien a payé le fait qu’il n’avait pas le profil pour manger dans la main des dirigeants et pour se gargariser avec le fiel des sponsors après les matchs… Il aurait peut-être mieux réussi dans le foot finalement lui qui, excellent buteur, fit les beaux jours du S.O. Chambéry Football. Qui sait ? Moi je lui souhaite de rebondir dans un autre club de ProB ou de N1, voire de N2, mais peut-être faudra-t-il qu’il parte de la région et ce n’est pas facile pour un mauriennais pure souche.

Nous arrivons à la fin de ce billet. Je pourrais encore parler du livre pendant longtemps et de Robert Herbin encore plus. Alors un conseil à tous les entraîneurs, lisez-le ! Au fait je ne vous ai pas demandé : «Qui c’était les plus forts, évidemment les Verts…» Belle chanson d’époque ! Nous étions jeunes…

Merci encore au “Sphinx”, l’autre surnom de cet illustre entraîneur pour tout ce qu’il nous a fait vivre. On ne connaît pas grand chose de sa vie privée si ce n’est qu’il habite avec ses chiens sur les Hauts de l’Etrat, dans la banlieue stéphanoise.

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Herbin avec son stoppeur Oswaldo Piazza né en 1947 et autre sosie de mon pote Jeannot Moralès…

 

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Gérard Depardieu …

                                   … Monstre

Dans le livre de Larios, l’ancien footeux fait un parallèle entre sa vie amoureuse trépidante et le film de François Truffaud  “La femme d’à côté” qui montre parfaitement comment la passion entre deux êtres peut être destructrice. Gérard Depardieu, qui campe le rôle de Bernard, un homme marié et sans histoires, voit sa vie bouleversée quand Mathilde, son ancien amour joué par Fanny Ardant , emménage par hasard avec son mari à côté de chez lui. Le film est sorti en salles en 1981, à peu près à la même période que l’histoire passionnelle de Larios avec la femme de Platini…

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C’est marrant parce que je viens de lire le livre  “Depardieu Monstre” acheté en même temps que celui de Larios … Une amie blogueuse qui en parle dans un billet écrit à l’occasion de l’anniversaire de l’artiste, a attisé ma curiosité d’élève en retard de culture.  Vous pouvez lire ce bon billet en cliquant ici. Toujours dans le même blog, juste au-dessus, j’ai bien aimé aussi l’article sur Barbara et Depardieu. Puisqu’il est question de “souris”, glissez la vôtre jusque

J’aime bien Barbara et j’ai retrouvé deux petits textes que je lui avais consacrés : Barbara et les cousines éloignées

J’ai bien aimé “Depardieu Monstre”. Effectivement c’est du vrai ! J’ai lu le livre en une fois. Je vais devoir relire toute la première partie pour mieux en profiter car je suis d’accord avec toutes les constatations de l’auteur. Tu te poses des questions, je me pose les mêmes sur le monde actuel. Attention ce n’est pas un livre écrit pour te remonter le moral. L’artiste dépeint tellement bien la connerie humaine, qu’elle déborde de partout… Je me suis même senti con moi-même mais attention je me suis rebiffé immédiatement et il s’est calmé !…

Depardieu est né en 1948. On a sept mois d’écart. Je le croyais plus vieux. On le sent assagi mais aussi en sursis. Faut vraiment que je le relise. Dans la deuxième partie du bouquin, après une colère de plusieurs pages, il dit des choses que j’ai l’impression d’avoir senties moi aussi…

C’est un bon ce Depardieu !

Un grand merci à notre amie France !

….

Je sais qu’il ne me lira jamais mais j’espère qu’il regrette d’avoir soutenu sarkozy (avec un petit s) lors de la campagne présidentielle 2007. En matière de connerie, nous avons été servis. Gérard ne te refous pas en colère en lisant mon commentaire !  Nul n’est parfait…

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Jean-François Larios

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Footballeur né en 1956 en Algérie. Pro de 1973 à 1982. Il a joué en équipe de France. Joueur de Saint-Etienne et de Bastia du temps de la grande épopée de ces deux clubs.

C’était l’époque où je suivais le foot. J’étais supporter de Saint-Etienne puis plus tard fan de l’OM. Larios a trempé dans les affaires de ces deux clubs qui ont marqué l’histoire. Je l’ai trouvé éprouvé physiquement lors de son passage récent chez Ruquier. Il a eu plein de pépins de  santé. Il parle de tout sans complexe.

Après sa carrière de footballeur il a été agent de joueur. C’est la partie la moins intéressante du bouquin peut-être parce que je ne supporte pas entendre parler d’argent. Le reste est plein d’anecdotes.

Jean-François Larios était un athlète. Jeune, il me faisait beaucoup penser à mon pote Jeannot Moralès, pied-noir et footeux comme lui.

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La particularité du livre est dans la façon dont a été rédigé le sommaire. Tous les chapitres sont détaillés avec un titre à chaque page. Une façon de se faire une idée du contenu du récit.

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Bonne année à tous les amoureux de lecture,  “essence” non polluante et moins abrutissante que tous ces jeux et pratiques numériques ! Bonne année à tous les autres aussi !  J’essaierai pour ma part en 2018, de ne pas trop cracher dans la soupe car je me sers beaucoup de tout ce qui peut être enrichissant dans le numérique et dans le Web en particulier…  Internet, vaste toile où chacun tisse un peu à sa mesure …

Bonne année à tout le monde (il est gentil) sauf à la bande à Macron !…

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31 décembre 2017

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En fin de sortie nous avons ramené le Aynsard de l’autre côté du tunnel du Chat où il y avait encore le brouillard. Jean-Michel Mathon habite Ayn dans l’avant-pays savoyard. Il est venu rouler avec nous pour le dernier jour de l’année. On s’est payé une bonne partie de manivelles (moi ça m’a fait 80 bornes). Les routes étaient mouillées mais le soleil était de la partie. La Leysse n’est pas loin de sortir de son lit. Nous aussi tous les trois on aime sortir rapidement du lit et ça tombe bien car pour demain “Jour de l’an” il faudra rouler le matin pour éviter la flotte annoncée tantôt. C’est marrant car nous sommes trois zigotos matinaux ! L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt parait-il. Moi disons que je me considère plutôt locataire du futur… Je sens que ces enfoirés de tafioles du gouvernement vont nous augmenter le loyer de l’avenir. Le père Monod me faisait remarquer que la première pension de retraite de 2018 avait bien diminué avec l’augmentation de la CSG décrétée. Merci à tous les couillons qui ont voté Macron ! Ils ne se dénoncent jamais et ça fait comme pour sarko, personne ne répond quand je demande à la cantonade qui a voté pour eux ?

Demain je me demande s’il faut remettre les compteurs à zéro. Mon compte pénibilité va en souffrir… Et oui il y en a qui croit que je m’amuse !

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